Un p’tit cachet m’sieur, ‘dame?

Quelle définition pour la folie?

 

Hail tout le monde,

 

Je fais suite à l’article publié par Isabelle Tixier sur le site Alliance Magique intitulé : Esotérisme vs Obscurantisme , à lire ici pour celles et ceux que ça intéresse.

Je résume en deux mots, la censure volontaire ou involontaire que l’on s’inflige lorsque nous sommes versés dans les arts et les sciences « parallèles » (doux euphémisme qui englobe l’ensemble des croyances, religions et pratiques) est-elle une obligation

Je me suis senti concerné par le titre plus que par l’article car je vous l’avoue j’ai subi de nombreux internement en raison de ma philosophie qui s’ancre résolument dans l’occultisme.

Mes théories et mes pratiques sont qualifiés de délires et engendrent la prescription de neuroleptiques puissants pour « soigner » ma « schizophrénie ». Je mets ces termes entre guillemets car par soin il s’agit bien sûr d’une camisole chimique, et en guise de schizophrénie il s’agit d’épisodes maniaques qui ont pour thème l’ésotérisme.

Certes je l’admets j’ai un problème psychique léger décrit par Eliphas Levi dans un de ses livres, et les docteurs qui me suivent refusent catégoriquement de donner du crédit à ce que je leur dit poliment au début, et ce que j’affirme lorsque ma patience est à bout.

Le système psychiatrique Français (enfin celui que j’ai fréquenté et je sais que des cas bien pire que le mien se produisent partout dans le monde) est un système qui a pour but le maintien de l’ordre social quels que soient les moyens à utiliser et ce en dépit de toutes les lois.

Il existe une charte des patients Française, que toutes les institutions psychiatriques doivent respecter, malheureusement à l’heure actuelle ce respect est optionnel voire proscrit.

Il est écrit dans cette charte :

« Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment. » Article L.1111-4 du code de la santé publique


« La personne hospitalisée est traitée avec égards. Ses croyances sont respectées. Son intimité doit être préservée ainsi que sa tranquillité. »

Rien que ces deux lois en apparence permettent à une personne dans mon cas de ne pas systématiquement être interné et traité pour des raisons arbitraires.

Cependant, ce qui a l’air coutumier dans les instituts sont le chantage, la répression et le mépris.

Tous les psychiatres que j’ai rencontrés sont de purs matérialistes (dans le sens commun et philosophique du terme) et pour eux la conviction « religieuse » (j’utilise ce terme car une bonne partie des sciences dites occultes s’appuient sur le sentiment de foi) est une maladie psychique.

La raison sous-jacente à cette confusion ? J’y viens

J’habitais dans un petit village d’Auvergne et mes convictions n’étaient inconnues de personne, pour avoir posé une rose sur un banc j’ai été interné 1 mois (véridique), mon psychiatre une autre fois m’a dit que j’avais fait peur aux villageois car j’avais déposé 5 bougies votives à des endroits symboliques.

C’est ici que je rejoints l’article écrit par Mme Tixier : les superstitions populaires ainsi que les préjugés sur les personnes qui pratiquent à cœur ouvert sont problématiques, ils engendrent l’exclusion, l’intolérance et dans mon cas (mais soyons sincère certaines fois une intervention était nécessaire car ma « maladie » me fait crier, je suis un goête > :)> ) la répression sévère mis en rapport avec les actes commis.

De là, une extension peut se faire : en considérant la pratique et l’étude de l’ésotérisme comme une marginalité, je ne peux que supposer les expériences douloureuses de tous les porteurs de marginalité quelle que soit l’expression de celle-ci.

Cependant, ayant une nature ouverte au débat, le dialogue entre les institutions est possible, mais il faut faire une chose essentielle contraire à toute démarche sérieuse : prouver et justifier, rationnaliser à l’extrême et ainsi expliquer l’ésotérisme comme quelqu’un qui n’y croit résolument pas, imaginez le schisme mental…Et surtout les psychiatres refusent d’admettre deux choses :

  • Leur pseudo-science est aussi une croyance, aucun psychiatre ne peut prouver ce que médicalement il affirme et de ce fait ils ne conçoivent pas que tout comme moi on ne croit pas (car on l’apprend par l’expérience) à l’efficacité de leurs méthodes.
  • La psychiatrie et sa pharmacopée doivent la majorité de leurs moyens aux occultistes : qui a étudié l’homme en profondeur, quels sont les premiers scientifiques à avoir conçu la base de tous les remèdes ? En un mot la psychiatrie est atteinte du syndrome de Zeus qui a « tué » son père pour prendre sa place.

De plus lorsque l’on les mets à défaut ils ressortent des maladies inconnues qui décrédibilisent la parole que l’on porte : pour moi on m’a diagnostiqué avec tout le sérieux du monde une « folie raisonnante », dur d’échanger dans ce cas-là (si ce que je raconte vous intéresse cherchez sur internet la définition et jugez par vous-même).

Dans ce contexte l’on s’aperçoit que la psychiatrie a remplacé la religion en ce qui concerne la persécution des sorciers et sorcières de tous bords, et l’argument qui pourrait crédibiliser notre passion est : si cela n’existe pas, pourquoi fais-tu tout ce qui est en ton pouvoir pour m’empêcher d’y croire et de pratiquer ?

Au-delà de sortir de ma situation compliquée, je lance le débat qui pourra permettre d’ouvrir une cage ou deux car un bon Witcher est un Witcher libre.

A suivre…

Peace, Love and fu*k

 

 

 

  

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